FUTURE AFRIQUE : Que signifie EPAM et quels sont ses principaux objectifs ?
Abdoulaye Amadou Diallo : EPAM (Ensemble pour un avenir Meilleur). L’Association est créée en septembre 2013. Elle a un ensemble d’objectifs dont la promotion des droits humains, le vivre ensemble, les libertés individuelles et collectives, l’éducation citoyenne, l’enseignement, la santé, le développement des AGR, le développement local. Elle contribue effectivement à la lutte contre l’extrémisme violent, la délinquance, la déperdition scolaire, les violences faites aux femmes et aux filles. EPAM est aussi dans la protection de l’environnement.
Qu’est-ce qui vous motive dans votre engagement de leader dans la société civile et le développement communautaire ?
L’idée est de participer à la société civile et au développement communautaire a été l’un de nos principaux objectifs afin d’accompagner les jeunes. Nous avions choisi cette optique dans le but de participer au développement de la santé, de l’éducation, du sport et de la lutte contre le chômage des jeunes.
J’ai grandi dans un village où la vie associative et le vivre ensemble étaient des principes. Et, en ma qualité du président de l’ONG EPAM, j’ai vite aimé le travail en équipe pour apporter ma pierre au développement de ma patrie.
Quel rôle joue votre association dans l’éducation, la santé, la jeunesse et l’assainissement ?
Le rôle de l’Association EPAM dans les secteurs que vous avez cités est de contribuer à l’éveil des jeunes et l’émancipation des femmes. Comme vous le savez l’éducation, la santé, la jeunesse et l’assainissement vont ensemble et c’est avec les jeunes qu’ils peuvent être développés et renforcés.
Nous pouvons dire qu’elle est là pour la promotion et le développement des secteurs précités. EPAM dans son ensemble accompagne activement la commune de Sebkha durant la période du COVID-19 en étant son point focal. Des séries des activités de sensibilisation dans l’éducation, la santé, la jeunesse et l’assainissement sont toujours organisées pour faire participer les populations surtout les jeunes et les femmes dans le développement local. Nous comptons élargir notre champ d’intervention vers les autres communes de Nouakchott et du pays suivant nos moyens, les partenariats et les besoins des populations.
Pouvez-vous nous parler brièvement des réalisations accomplies par EPAM et de ses perspectives dans l’avenir ?
Les réalisations accomplies par EPAM sont nombreuses, mais, nous en citer quelques-unes entre autres : le projet d’émergence des jeunes financé par l’Ambassade de France. Ce projet a permis de former de nombreux jeunes dans les communes de Sebkha et de Boghé dans la citoyenneté, le développement personnel, le développement local et les techniques de communication. De 2013 à 2024, EPAM a réalisé plusieurs projets surtout dans l’éducation environnementale, l’engagement citoyen, la formation professionnelle. D’ailleurs, EPAM a mis en place à Sebkha un centre de formation professionnelle avec l’appui de la Principauté de MONACO. Ce centre a pu former plus de 300 jeunes filles et garçons en informatique, en coiffure, en couture et l’électricité bâtiment. Je peux préciser que EPAM est dans un programme NAFOREE en partenariat avec un consortium avec qui est en cours. Durant cette période, elle a formé et accompagné des jeunes. Elle accompagne les jeunes à l’exécution de leurs projets communautaires. Ceci dit que EPAM est une organisation de mise en œuvre dans la commune de Sebkha.
Dans la protection de l’environnement, nous avons le projet « Une famille, un arbre » à Sebkha et qui est d’ailleurs en cours. Notre objectif final est d’avoir une commune verte, résiliente qui pourra faire face aux changements climatiques. Nous avons commencé depuis le 26 octobre dernier et ça va continuer jusqu’en décembre 2025 et nous comptons planter 1000 arbres dans toute la ville. En somme, EPAM a pu réaliser plus d’une dizaine de projets dans les villes de Sebkha et de Boghé.
A noter que EPAM est partenaire à Save Chlidren international dans le cadre de la protection de l’enfance en situation d’urgence en Afrique de l’Ouest et du centre et le développement professionnel. Nous souhaitons mettre en place un centre pour accompagner les enfants dans les rues et ceux qui sont en situation difficile pour les réinsérer.
Quelles difficultés principales rencontrez-vous ? Comment parvenez-vous à les surmonter ?
Concernant les difficultés, elles sont nombreuses comme d’habitude. Comme toutes les ONG, les difficultés existent et elles sont liées aux problèmes d’ordre financiers surtout le lancement et la mise en œuvre des projets. Nous sommes en parfaite collaboration avec l’administration, les autorités locales, communales, les populations et les partenaires. Nous souhaitons réaliser beaucoup de projets au profit des jeunes, des femmes surtout dans le développement de l’éducation, de la santé, la protection de l’enfant, les AGR, ….
Nous comptons beaucoup sur nos partenaires afin de surmonter les difficultés liées aux financements et appuis techniques.
De quelle façon le partenariat avec les OSC et la commune et leurs leaders vous aide-t-il dans la réalisation de vos projets ?
EPAM a un large partenariat très large avec les OSC, la commune et d’autres cadres du monde associatif. Avec le projet Graine de la citoyenneté, nous avons accompagné plus d’une trentaine d’OSC dans le cadre des montages et gestion des projets. Au niveau de la commune de Sebkha, je suis le président du Comité de Concertation Communal (CCC) depuis 2019 et j’ai été réélu avec l’arrivée de l’actuel maire, M. Bâ Ismaila que je salue au passage. C’est un élu qui travaille beaucoup avec les organisation et associations pour le développement de la mairie. L’approche de l’ONG EPAM est fondée sur la concertation avec les autorités administratives et communales.
Toujours dans le cadre de la protection de l’environnement, la mairie nous a octroyé un espace que nous exploitons grâce à un financement de WACA. Tenez-vous bien, tous les projets qu’exécute EPAM sont suivis et évalués par les partenaires.
Souhaitez-vous ajouter quelque chose pour ceux qui liront votre interview ?
Permettez-moi de remercier le site d’Information FUTUREAFRIQUE qui accorde un grand intérêt au développement, à l’éducation et à la santé des jeunes. Cette rencontre est pour moi l’occasion de vous remercier personnellement . En plus, je profite de ce moment et de votre espace médiatique pour lancer un appel à la jeunesse pour qu’elle contribue au développement du pays par la formation professionnelle, l’unité nationale et la cohésion sociale.
Propos recueillis par Aboubakrine SIDI

